Un an après une rupture du tendon d’Achille qui semblait compromettre sa carrière, Pelayo Menendez Fernandez est remonté sur le podium des Championnats du monde HYROX ®.
La saison 2026 restera comme l’une des plus marquantes de la carrière de Pelayo Menendez. Douze mois plus tôt, l’Espagnol quittait les Championnats du monde sur blessure après une rupture du tendon d’Achille lors de l’épreuve Elite Doubles. Cette année, il est revenu au même endroit pour décrocher une troisième place aux côtés de Rich Ryan. Une revanche personnelle qui n’a pourtant pas été simple à construire.
Une blessure qui a changé sa façon de voir le sport
Pelayo Menendez révèle qu’il souffrait déjà de son tendon d’Achille avant les Championnats du monde 2025. Malgré les douleurs, il avait décidé de prendre le départ avec Rich Ryan afin de défendre leur record du monde en Elite Doubles.
Le pari n’a pas fonctionné, comme il l’indique pour Rox Life : « J’ai pris un risque pour ma santé et je ne le regrette pas. Mais après le SkiErg, mon tendon d’Achille a complètement lâché. »
Commence alors une rééducation de sept mois, aussi éprouvante mentalement que physiquement. Pendant que le circuit HYROX ® continue d’évoluer, Pelayo doit apprendre à accepter qu’il ne pourra pas simplement redevenir l’athlète qu’il était avant sa blessure. C’est à ce moment que son psychologue du sport lui propose une approche différente.
« Il n’y a aucune raison de redevenir l’ancien Pelayo. Nous allons construire un nouveau Pelayo. »
Cette idée devient le fil conducteur de sa rééducation.
Privé de course à pied pendant plusieurs mois, l’Espagnol mise alors sur le BikeErg. À peine deux semaines après sa blessure, il reprend déjà des séances structurées, reproduisant les intervalles qu’il effectuait habituellement en course. Selon lui, cette stratégie lui a permis de préserver quasiment toute sa condition physique : « Je ne pense pas avoir perdu ma condition physique. J’ai perdu de la spécificité, mais pas ma condition. »
Lorsqu’il reprend la course, un mois suffit pour retrouver un niveau compétitif. Dès son retour au Phoenix Major, il termine deuxième avec Rich Ryan.
Pourquoi il pense que beaucoup d’athlètes HYROX ® s’entraînent mal
Cette période d’arrêt a également changé sa vision de l’entraînement. Pour Pelayo Menendez, de nombreux athlètes accordent encore trop d’importance à la force maximale. Une fois un certain niveau atteint, continuer à chercher des records au squat ou au soulevé de terre apporte selon lui très peu de bénéfices en compétition.
À l’inverse, il préfère consacrer davantage de temps à des exercices spécifiques au HYROX ® : différentes variantes de Sled Push et de Sled Pull, des mouvements répétés à haute intensité et un travail orienté vers la force-endurance. Il estime également que beaucoup gagneraient à réduire légèrement leur volume hebdomadaire pour augmenter la qualité des séances les plus importantes.
« Je pense qu’il faudrait davantage se concentrer sur les intensités qui obligent le corps à éliminer le lactate plutôt que d’ajouter toujours plus de volume. »
Un choix qu’il applique lui-même au quotidien. Malgré son statut d’athlète Elite, Pelayo s’entraîne généralement entre 12 et 15 heures par semaine, un volume bien inférieur à ce que beaucoup imaginent pour évoluer au plus haut niveau. Son retour sur le podium mondial montre finalement qu’en HYROX ®, la progression ne dépend pas uniquement de la quantité d’entraînement. Une préparation plus spécifique, une meilleure gestion de l’intensité et la capacité à s’adapter après un coup d’arrêt peuvent parfois faire toute la différence. Voici les résultats des championnats du monde.





