Pour franchir un nouveau cap en HYROX ®, Jack Driscoll a finalement dû apprendre à en faire moins malgré un profil très polyvalent : Bodybuilding, powerlifting, marathon.
Cinq victoires en HYROX ® durant la saison 2025/2026 et une deuxième place aux Championnats du monde Age Group 2026 : Jack Driscoll vient de réaliser sa meilleure saison. L’ancien pompier, qui a désormais quitté son métier pour se consacrer pleinement au HYROX ®, explique dans le podcast Rox Lyfe que cette progression est notamment passée par un changement assez radical dans sa manière de construire son entraînement.
« Tout ce qui ne vous rend pas meilleur doit disparaître »
Pendant des années, Driscoll a cherché à devenir un athlète extrêmement complet. Il est passé par le bodybuilding et le powerlifting, avec environ 227 kg au squat et 272 kg au deadlift, avant de se tourner vers l’endurance et de courir notamment un marathon en moins de trois heures.
Une polyvalence qui semblait idéale pour le HYROX ®. Mais lorsqu’il a voulu véritablement se spécialiser, il a compris que continuer à tout entraîner pouvait également devenir un frein.
« Si vous voulez vous spécialiser dans un sport, vous devez enlever le superflu. Tout ce qui ne vous rend pas meilleur dans ce sport, vous devez vous en débarrasser. »
Il a donc fortement réduit les séances très lourdes et les entraînements inspirés du CrossFit ® qu’il appréciait auparavant. Il continue de travailler sa force environ trois fois par semaine, mais avec une règle : chaque séance doit désormais avoir une utilité directe pour le HYROX ®.
Driscoll décrit cette méthode comme une forme d' »addition par soustraction ». Plutôt que de constamment se demander ce qu’il pourrait ajouter à son programme, il cherche désormais ce qu’il peut enlever afin de préserver davantage d’énergie et de capacité de récupération pour les séances réellement importantes.
Le niveau niveau en course de Jack Driscoll a complètement changé
Cette spécialisation s’est particulièrement ressentie sur son running, autrefois considéré comme l’un de ses principaux points faibles. Il y a environ un an et demi, Driscoll explique qu’il avait encore du mal à passer sous les 18 minutes sur 5 km. Peu avant son entretien avec Rox Lyfe, il a réalisé 16 min 15.
Son volume est désormais conséquent puisqu’il vise jusqu’à 70 miles, environ 113 kilomètres par semaine, durant l’été. Mais il ne cherche pas uniquement à devenir plus rapide sur une course classique. Son objectif est surtout de conserver cette vitesse après les Sleds, les Lunges ou les Wall Balls. Son passé en force pourrait justement constituer un avantage : Driscoll estime que ses années passées à courir avec une importante fatigue musculaire l’ont habitué à avancer lorsque ses jambes sont déjà fortement sollicitées.
Le parcours de Driscoll montre surtout à quel point la spécialisation devient importante à mesure que le niveau du HYROX ® augmente. Être capable de soulever énormément, de courir et d’enchaîner une multitude de disciplines reste impressionnant. Mais pour chercher les dernières secondes au plus haut niveau, chaque séance qui ne sert pas directement la performance représente aussi de la fatigue supplémentaire à récupérer.





