lundi, septembre 21, 2026
spot_img

Champion du monde HYROX ®, Tom Miazga explique pourquoi il faut accepter de ne pas progresser partout

Latest Posts

Champion du monde Adaptive HYROX ® et dix fois champion des CrossFit Games Adaptive, Tom Miazga parle de l’importance de l’organisation des entraînements.

Vouloir courir plus vite tout en devenant plus fort est au cœur de l’entraînement HYROX ®. Mais lorsqu’on cherche constamment à améliorer toutes ses qualités physiques en même temps, les objectifs peuvent rapidement entrer en concurrence.

Tom Miazga connaît particulièrement bien cette problématique. Également paralympien, l’Américain évolue au plus haut niveau dans plusieurs disciplines et explique à BOXROX comment il organise son entraînement sans chercher à atteindre son potentiel maximal partout simultanément.

« Je ne pourrai pas atteindre mon maximum en force et en endurance »

Miazga s’entraîne généralement cinq à six jours par semaine, en combinant force, conditionnement, travail spécifique et récupération. Certaines journées peuvent contenir deux séances, mais il insiste sur un principe : chacune doit avoir un objectif précis. La difficulté vient notamment des exigences très différentes du CrossFit ® et du HYROX ®. Le premier demande de préparer un large éventail de qualités et de mouvements, tandis que le format prévisible du HYROX ® donne davantage d’importance à l’allure, aux transitions et à la capacité à maintenir son rendement sous fatigue.

Pour continuer à performer dans les deux disciplines, Miazga a donc dû accepter de ne pas chercher constamment ses meilleures performances absolues.

« Je dois avant tout accepter que ma saison de compétition particulière limitera probablement ma capacité à atteindre mon maximum à la fois en force et en endurance. »

Sa solution consiste à conserver la force et la puissance dans son programme lorsque le volume cardiovasculaire augmente, mais avec moins de volume et davantage de qualité sur les charges lourdes. À côté, son travail d’endurance mélange des intervalles courts, des efforts prolongés à allure de course et des séances aérobies plus faciles. Dans la mesure du possible, il sépare également les objectifs afin d’éviter de transformer chaque séance de force en entraînement cardio supplémentaire.

Cette manière de s’entraîner se retrouve également dans la façon dont Miazga mesure ses progrès. Il ne cherche pas uniquement un nouveau record sur une séance. Il observe plutôt s’il parvient à maintenir la même allure avec moins d’effort, à récupérer plus rapidement entre les intervalles ou encore à conserver une bonne qualité de mouvement lorsque la fatigue apparaît.

« Le meilleur indicateur est la répétabilité : être capable de produire régulièrement une grosse performance plutôt qu’une seule fois dans des conditions parfaites. »

Cette approche implique également de savoir quand pousser et quand ralentir. Pour Miazga, cette capacité se développe avec l’expérience et nécessite d’être suffisamment lucide pour distinguer l’inconfort normal de l’entraînement d’un signal indiquant que le corps en demande trop.

spot_imgspot_img

à lire

Newsletter

Inscrivez-vous à notre Newsletter !