mardi, juillet 7, 2026
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Joanna Wietrzyk après sa saison historique : « Je ne veux pas gagner avec deux minutes d’avance… »

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Remporter les quatre Majors Elite 15 d’une même saison, battre le record du monde, puis terminer vice-championne du monde. Peu d’athlètes peuvent se vanter d’un tel parcours. Pourtant, Joanna Wietrzyk ne considère pas cette saison comme un aboutissement.

Quelques jours après les Championnats du monde de Stockholm, la Polonaise est revenue sur son année exceptionnelle, les leçons tirées de sa défaite et ses ambitions pour la suite. En l’espace de quelques mois, Joanna Wietrzyk s’est imposée comme la nouvelle référence du HYROX ® féminin. Première athlète de l’histoire à réaliser le Grand Chelem des Majors Elite 15, elle est arrivée à Stockholm avec l’étiquette de favorite. Mais malgré une saison quasiment parfaite, c’est une deuxième place qui est venue conclure son année. Loin de remettre en cause son parcours, ce résultat lui a surtout permis d’identifier les points à améliorer pour continuer à progresser.

Une deuxième place qui lui donne encore plus de motivation

La Polonaise explique avoir très vite compris que les sensations n’étaient pas celles des courses précédentes.

« Dès le deuxième run, j’ai compris que ce serait une longue course. »

Gênée par des crampes et moins performante sur certaines stations, notamment les Burpee Broad Jumps, elle reconnaît ne jamais avoir réussi à trouver son meilleur rythme. Malgré cela, elle préfère retenir un élément positif : même dans un mauvais jour, elle a réussi à terminer deuxième du plus grand rendez-vous de la saison.

Cette expérience change également sa vision du calendrier. Après avoir multiplié les déplacements entre l’Australie, l’Europe et l’Amérique du Nord, elle estime qu’il faudra désormais faire des choix plus réfléchis.

Son objectif n’est plus de participer à toutes les compétitions importantes, mais d’arriver dans les meilleures conditions possibles aux championnats du monde. Les longs voyages, parfois supérieurs à vingt heures depuis l’Australie, représentent selon elle une véritable contrainte pour la récupération et la performance.

Une concurrence plus forte et un niveau qui ne cesse de monter

Alors que de nouvelles athlètes comme Saskia Millard ou Annie Emilsson se rapprochent progressivement du sommet, Joanna Wietrzyk ne voit pas cette concurrence comme une menace.

« Je n’ai pas envie de gagner avec deux minutes et demie d’avance à chaque fois. »

Selon elle, des courses plus serrées profitent à tout le monde. Elles poussent les athlètes à repousser leurs limites, rendent les compétitions plus spectaculaires et participent au développement du HYROX ®. Son esprit de compétitrice, hérité de nombreuses années passées sur les courts de tennis, reste d’ailleurs intact : « Si je perds, on rejoue. »

Cette mentalité explique en partie sa progression fulgurante depuis son arrivée sur le circuit. Pour elle, une défaite n’est jamais une fin, mais une source de motivation supplémentaire. La Polonaise est également convaincue que le HYROX ® féminin est encore loin d’avoir atteint son plafond. À ses yeux, les futures performances ne dépendront pas uniquement de la vitesse de course, mais surtout de la capacité à réaliser une course parfaite, avec des transitions plus propres, des stations mieux exécutées et aucune seconde perdue.

Enfin, lorsqu’elle repense à cette saison historique, ce n’est ni son record du monde ni ses quatre victoires en Major qui lui reviennent en premier. Le souvenir le plus marquant reste celui partagé avec sa mère à l’arrivée de son record du monde en Pologne, un moment très personnel qui donne encore plus de valeur à une année déjà entrée dans l’histoire du HYROX ®. Néanmoins, la Polonaise n’a obtenu que la 4è place aux championnats du monde.

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