Arrivé presque discrètement sur le territoire, l’HYROX ® est aujourd’hui devenu un phénomène incontournable dans le fitness français. Derrière cette ascension fulgurante, un homme a joué un rôle central : Maxime Villalongue.
Manager HYROX ® France, il a lui-même lancé et structuré le projet. Rencontre avec celui qui a construit, presque seul au départ, l’implantation du concept en France. Aujourd’hui, difficile de passer à côté de l’HYROX ®. Les salles sont pleines, les compétitions affichent complet et la communauté ne cesse de grandir. Pourtant, il y a encore trois ans, tout restait à construire. Pas de réseau, peu de notoriété juste une conviction.
Une croissance construite à la main, salle par salle
Au début, rien n’était gagné. Pas de stratégie massive, pas de campagne publicitaire. Juste du terrain, beaucoup de terrain. Maxime Villalongue raconte lors d’une interview avec notre média une approche presque artisanale :
« J’allais voir les salles de sport sur Instagram, et je leur disais : ‘écoute, salut tu connais l’HYROX ®, tu veux essayer ?’ Et je déclenchais des rendez-vous comme ça… Je passais aussi trois heures de mes après-midi toute la semaine au téléphone, à convaincre. »
L’objectif n’était pas de vendre, mais de faire découvrir : « Je voulais pas vendre quelque chose, je voulais juste montrer, qu’ils essaient, et qu’ils soient convaincus ». Le résultat est spectaculaire. En trois ans, le nombre de salles affiliées explose : « On avait 12 salles affiliées à l’époque, on en a plus de 1100 aujourd’hui en trois ans… donc c’est organique. »
Le mot est important : organique. Une croissance basée sur l’expérience, le bouche-à-oreille et la communauté : « On a convaincu au départ, mais entre eux ils en parlaient, et ils venaient à nous. »
Un modèle accessible qui a changé le fitness français
Si l’HYROX ® s’est imposé aussi vite, c’est aussi grâce à un modèle totalement différent des affiliations classiques : « On a un modèle qui est différent d’une affiliation classique. Nous, on ne va pas t’imposer d’avoir une salle dédiée à HYROX ®. Ce qu’on propose, c’est que tu l’associes à ce que tu fais déjà. »
Un positionnement clé. Pas besoin de tout changer, juste d’intégrer. Mais au-delà de l’entraînement, c’est toute une dynamique qui se crée : « Imagine que 90% [des adhérents] de ta salle puisse faire la même compétition… et s’ils veulent se déplacer en compétition ensemble ». Résultat : une communauté forte, une motivation collective et une nouvelle façon de s’entraîner. À cela s’ajoute un argument décisif pour les salles : « On vend une affiliation 120 euros par mois… pour avoir le droit de te dire que tu fais des courses HYROX ®. »
Un coût accessible, pour un retour concret : « Les salles qui arrivaient pas trop à s’en sortir… ont introduit HYROX ® dans leur structure et ont vu leur chiffre d’affaire se développer et atteindre des niveaux jamais atteints avant. »
Une stratégie humaine : HYROX ® pour tous, vraiment
Le développement ne s’est pas arrêté aux salles. Très vite, une autre idée forte émerge : rendre l’HYROX ® accessible à tous : « L’HYROX ® c’est pour tout le monde. Donc on a ciblé des ambassadeurs qui représentent toute la population. »
Et pas seulement des athlètes : « Des chefs cuistos, des mamans, des pilotes de Formule E… des profils divers et variés ». Une stratégie simple mais redoutable : toucher toutes les communautés : « Chaque communauté de chacun des ambassadeurs rayonne et éveille un peu HYROX ®. On n’allait pas convaincre par les réseaux… mais si le nom revient plusieurs fois dans différentes stratégies, à la fin tu dis : c’est quoi ce truc ? »
En quelques années, l’HYROX ® est passé d’un concept inconnu à un véritable mouvement en France. Une croissance rapide, mais surtout maîtrisée, portée par une vision claire : rendre la compétition accessible, collective et universelle. Sur le terrain cette stratégie se traduit parfaitement. Récemment, un record de France a été réalisé en individuel homme, un chrono à seulement moins d’une minute du record mondial détenu par Alexander Roncevic.
Retrouvez notre interview de Maxime Villalongue en intégralité ci-dessous :





